Le Serbe évoque la blessure de Musetti, sa condition physique et l’exigence du tennis en Grand Chelem
Après sa qualification pour les demi-finales de l’Open d’Australie, Novak Djokovic est revenu sur son match face à Lorenzo Musetti et sur le moment où il a compris que l’Italien était diminué physiquement lors du quart de finale.
Djokovic a expliqué avoir remarqué les premières difficultés de Musetti au début du troisième set, lorsqu’il a réussi le break. Il a toutefois précisé qu’après le match, des membres de l’équipe de Musetti lui ont indiqué que les douleurs étaient déjà présentes dès le début du deuxième set, sans que cela n’affecte immédiatement son niveau de jeu.
« Il était le meilleur joueur sur le court »
Djokovic a tenu à souligner la variété et la qualité du jeu proposé par Musetti, estimant que l’Italien avait longtemps eu le contrôle du match et qu’il était proche de la victoire avant d’être contraint à l’abandon. Le Serbe a reconnu qu’il n’avait pas joué à son meilleur niveau et qu’il avait sous-performé par rapport à ce qu’il avait montré plus tôt dans le tournoi.
« Je n’étais pas proche de mon meilleur niveau aujourd’hui, et je dois clairement changer cela », a déclaré Djokovic, ajoutant qu’il devra élever considérablement son jeu en demi-finales.
En route vers la demi-finale : Sinner ou Shelton
Interrogé sur ses potentiels adversaires, Djokovic a évoqué le danger représenté par Jannik Sinner, soulignant qu’il évolue actuellement à un niveau extrêmement élevé, aux côtés de Carlos Alcaraz, qu’il considère comme l’un des deux meilleurs joueurs du monde à l’heure actuelle.
Il a également mentionné Ben Shelton, contre qui il n’a joué qu’une seule fois auparavant, précisant que quel que soit l’adversaire, il devra livrer son « A game » pour espérer avoir une véritable chance.
État physique : « L’ampoule était ma principale préoccupation »
Djokovic a ensuite fait le point sur son état physique, expliquant que le temps mort médical était uniquement lié à une ampoule qui nécessitait d’être examinée et retapée, comme lors du match précédent. Il a assuré ne souffrir d’aucun autre problème majeur, mis à part les petits désagréments quotidiens inévitables à ce niveau de compétition.
Pourquoi le tennis est si éprouvant physiquement
En prenant l’exemple de Musetti, Djokovic a rappelé à quel point le tennis est un sport impitoyable sur le plan physique. Contrairement aux sports collectifs, où un joueur peut être remplacé et revenir plus tard, le tennis oblige chaque joueur à faire face seul à ses difficultés physiques sur le court.
Il a également insisté sur les dernières phases d’un Grand Chelem, où la pression émotionnelle et l’intensité physique atteignent leur maximum, augmentant considérablement le risque de blessure — une situation qu’il a lui-même connue à plusieurs reprises lors des Slams la saison dernière.
Calendrier, début de saison et nombre élevé d’abandons
Interrogé sur le nombre important d’abandons observés dans le tournoi, Djokovic a expliqué que plusieurs facteurs entraient en jeu. Il a notamment évoqué la charge de travail de l’intersaison, période durant laquelle les joueurs cherchent à repousser leurs limites physiques et mentales afin d’améliorer leur jeu.
Il a également souligné que le retour à la compétition officielle après plusieurs semaines sans matchs peut provoquer une réaction différente du corps par rapport aux séances d’entraînement, ce qui contribue aux blessures en début de saison. Djokovic a enfin reconnu que, dans son cas, l’âge pouvait également jouer un rôle.
Caméras et vie privée : « Il doit y avoir une limite »
Djokovic a aussi donné son avis sur la présence croissante de caméras dans les zones réservées aux joueurs. Il a exprimé sa compréhension face à la frustration ressentie par certains joueurs, estimant qu’il est essentiel de préserver des espaces où la vie privée est respectée.
Bien qu’il reconnaisse que le sport moderne est fortement axé sur la production de contenu, Djokovic a déclaré qu’il lui semblait difficile d’imaginer un retour en arrière sur ce sujet.
« Je ne poursuis personne, je construis ma propre histoire »
Pour conclure, Djokovic a rejeté l’idée selon laquelle il serait désormais en train de « chasser » la nouvelle génération. Il a rappelé qu’entre ses premières rivalités avec Roger Federer et Rafael Nadal et la période actuelle, il y a eu de nombreuses années durant lesquelles il a dominé les tournois du Grand Chelem.
Tout en exprimant son immense respect pour Jannik Sinner et Carlos Alcaraz, Djokovic a affirmé qu’il continuera à se battre jusqu’au dernier point et à écrire sa propre histoire tant qu’il sera sur le circuit.
Pour le contexte complet du match, consultez notre analyse Novak Djokovic vs Lorenzo Musetti.